Guide d'installation de Solaris 10 5/09 : planification de l'installation et de la mise à niveau

Partie II Informations d'installations GRUB, Solaris Zones et création de volumes RAID-1

Cette section présente diverses technologies liées à l'installation et à la mise à niveau de SE Solaris. Elle propose également des recommandations et décrit les conditions requises pour l'installation.

Chapitre 6 Installation de système de fichiers racine ZFS(planification)

Ce chapitre indique les configurations requises et restrictions s'appliquant afin de vous aider dans l'installation d'un pool racine ZFS. Il fournit également une présentation des programmes d'installation pouvant installer un pool racine ZFS.

Si vous disposez de plusieurs environnements d'initialisation sur votre système, consultez le Chapitre7Initialisation SPARC et x86 (présentation et planification) pour obtenir de plus amples informations sur l'initialisation.

Configuration requise pour l'installation d'un pool racine ZFS

Tableau 6–1 Configuration requise et restrictions

Configuration requise ou restriction 

Description 

Informations 

Mémoire

786 Mo de mémoire minimum. 1 Go recommandé pour les performances générales 

ZFS Administration Guide.

Espace disque 

La quantité minimum d'espace de pool disponible pour un système de fichiers racine ZFS d'initialisation dépend de la quantité de mémoire physique, de l'espace disque disponible et du nombre d'environnements d'initialisation à créer. 

Pour obtenir des informations plus détaillées, voir Espace disque requis pour une installation ZFS..

Pour pouvoir être mis à niveau et initialisé, le pool de stockage ZFS doit être créé avec des tranches plutôt que des disques entiers. 

  • Le pool créé à l'aide de tranches de disque peut être mis en miroir, mais une configuration RAID-Z ou non redondante de plusieurs disques n'est pas possible. Les informations de périphérique SVM doivent déjà être disponibles dans le répertoire /dev/md/[r]dsk.

  • Le pool doit disposer d'une étiquette SMI. Un disque étiqueté EFI ne peut pas être initialisé.

  • x86 uniquement : le pool ZFS doit être contenu dans une tranche de disque avec une partition fdisk.

Si vous effectuez une migration depuis un système de fichiers racine (/) UFS vers un pool racine ZFS à l'aide de Solaris Live Upgrade, prenez garde aux détails suivants.

  • La possibilité d'effectuer une migration depuis un système de fichiers UFS vers un pool racine ZFS à l'aide de Solaris Live Upgrade ou la création d'un nouvel environnement d'initialisation au sein d'un pool racine constitue une nouvelle fonctionnalité et n'existe que depuis la version 10 10/08 de Solaris. Cette version contient le logiciel nécessaire à l'utilisation de Solaris Live Upgrade avec ZFS. Cette version ou une version supérieure doit être installée pour pouvoir utiliser ZFS avec Solaris Live Upgrade.

  • Une migration n'est possible que depuis un système de fichiers UFS vers un système de fichiers ZFS.

    • Un système de fichiers autre qu'un système de fichiers UFS ne peut pas être migré vers un pool racine ZFS.

    • Un système de fichiers UFS ne peut pas être créé à partir d'un pool racine ZFS.

  • Avant la migration, un pool de stockage ZFS doit exister.

Espace disque requis pour une installation ZFS.

Sur un système doté d'un système de fichiers UFS, la zone de swap et le vidage sont généralement sur la même tranche de disque. UFS partage donc la zone de swap avec le périphérique de vidage. Dans un pool racine ZFS, la zone de swap et le vidage constituent des zvols séparés, c'est-à-dire qu'ils ne partagent pas le même espace physique. Lorsqu'un système est installé ou mis à niveau avec un système de fichiers racine ZFS, la taille de la zone de swap et le périphérique de vidage dépendent de la mémoire physique. La quantité minimum d'espace de pool disponible pour un système de fichiers racine ZFS d'initialisation dépend de la quantité de mémoire physique, de l'espace disque disponible et du nombre d'environnements d'initialisation à créer. Environ 1 Go de mémoire et 2 Go minimum d'espace disque recommandés. L'espace est occupé selon la répartition suivante :

Programmes d'installation Solaris pour l'installation de pools racines ZFS

Les programmes d'installation suivants réalisent une installation initiale d'un pool racine ZFS.

Solaris Live Upgrade permet de faire migrer un système de fichiers UFS vers un pool racine ZFS. Solaris Live Upgrade permet également de créer des environnements d'initialisation ZFS pouvant être mis à niveau.

Tableau 6–2 Programmes d'installation ZFS et restrictions

Programme d'installation ZFS 

Description 

Restrictions 

Informations 

Programme d'installation en mode texte de Solaris 

Le programme d'installation en mode texte de Solaris réalise une installation initiale pour un pool racine ZFS. Au cours de l'installation, vous pouvez choisir d'installer un système de fichiers racine UFS ou un pool racine ZFS. Vous pouvez définir un pool racine ZFS en miroir en sélectionnant deux tranches ou plus au cours de l'installation. Alternativement, vous pouvez connecter ou ajouter des disques supplémentaires après l'installation pour créer un pool racine ZFS en miroir. Les périphériques de swap et de vidage des volumes sont créés automatiquement au sein du pool racine ZFS. 

  • L'interface graphique d'installation n'est pas disponible pour la création d'un pool racine ZFS.

  • Vous ne pouvez pas créer une archive Solaris Flash à partir d'un pool racine ZFS. De plus, vous ne pouvez pas installer une archive Solaris Flash sur un pool racine ZFS.

  • Vous ne pouvez pas utiliser le programme de mise à niveau standard pour effectuer une mise à niveau. Vous devez utiliser Solaris Live Upgrade pour mettre à niveau un pool racine ZFS.

Chapitre 3, Installation du pool racine ZFS à l’aide du programme interactif d’installation en mode texte de Solaris (planification et tâches) du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : installations de base

Solaris Live Upgrade 

Vous pouvez utiliser la fonction Solaris Live Upgrade pour effectuer les tâches suivantes :

  • Faire migrer un système de fichiers racine(/) UFS vers un pool racine ZFS

  • Créer un nouvel environnement d'initialisation en utilisant une des méthodes suivantes :

    • au sein d'un pool racine ZFS existant

    • au sein d'un autre pool racine ZFS

    • à partir d'une source autre que le système en cours d'exécution

    • sur un système doté de zones non globales

Après avoir utilisé la commande lucreate pour créer un environnement d'initialisation ZFS, vous pouvez utiliser les autres commandes de Solaris Live Upgrade sur l'environnement d'initialisation.

  • Un pool de stockage doit être créé avant que vous puissiez utiliser la commande lucreate .

  • Vous ne pouvez pas créer une archive Solaris Flash à partir d'un pool racine ZFS. De plus, vous ne pouvez pas installer une archive Solaris Flash sur un pool racine ZFS.

Chapitre 11, Solaris Live Upgrade et ZFS (Présentation) du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : Solaris Live Upgrade et planification de la mise à niveau

JumpStart 

Vous pouvez créer un profil pour la création d'un pool de stockage ZFS et la conception d'un système de fichiers ZFS d'initialisation. Les nouveaux mots-clés ZFS permettent une installation initiale. 

  • Vous ne pouvez pas utiliser le mot-clé install_type upgrade pour mettre à niveau un pool racine ZFS. Vous ne pouvez pas non plus utiliser les mots-clés Solaris Flash.

  • Certains mots-clés utilisés dans un profil UFS spécifique ne sont pas autorisés dans un profil ZFS spécifique.

Chapitre 7 Initialisation SPARC et x86 (présentation et planification)

Depuis la version Solaris 10 10/08, l'architecture d'initialisation Solaris modifiée offre de nombreuses nouvelles fonctions, y compris la possibilité d'initialiser à partir de différents types de systèmes de fichiers, par exemple des systèmes de fichiers ZFS. Ce chapitre décrit certaines de ces modifications et apporte des références vous permettant d'obtenir davantage d'informations sur l'initialisation. De plus, ce chapitre offre une présentation de l'initialisation GRUB pour systèmes x86.

Ce chapitre se compose des sections suivantes :

Initialisation pour Solaris (présentation)

Depuis la version Solaris 10 10/08, la procédure d'initialisation de Solaris SPARC a été reconçue afin d'offrir une plus grande similitude avec l'architecture d'initialisation Solaris x86. L'architecture d'initialisation améliorée de Solaris apporte les avantages suivants pour la plate-forme SPARC : intialisation directe, initialisation de disque virtuel et miniracine de disque virtuel. Ces technologies d'activation prennent en charge les fonctions suivantes :

D'autres améliorations ont été apportées, notamment au niveau de la réduction des délais d'initialisation, de la flexibilité et de la réduction des besoins en maintenance.

Dans le cadre de cette reconception de l'architecture, notez également que les archives d'initialisation Solaris et la commande bootadm, auparavant uniquement disponibles sur la plate-forme Solaris x86, font maintenant partie intégrante de l'architecture d'initialisation Solaris SPARC.

Bien que l'implémentation de l'initialisation de Solaris SPARC ait été modifiée, cela n'a d'incidence sur aucune des procédures administratives pour l'initialisation d'un système SPARC. Les installations Solaris ont été modifiées et incluent désormais l'installation à partir d'un système de fichiers ZFS. En revanche, il n'existe aucun autre changement en ce qui concerne la nouvelle architecture d'initialisation.

Initialisation d'environnements d'initialisation ZFS - Présentation

Si votre système exécute plus d'un système d'exploitation ou dispose de plus d'un environnement d'initialisation racine au sein d'un pool racine ZFS, vous pouvez effectuer l'initialisation à partir de ces environnements à la fois pour les plates-formes SPARC et x86. Les environnements d'initialisation disponibles pour l'initialisation incluent les environnements d'initialisation créés par Solaris Live Upgrade.

Sur les systèmes SPARC comme sur les systèmes x86, chaque pool racine ZFS dispose d'un jeu de données désigné comme étant le système de fichiers racine par défaut. Si, dans le cas d'un système SPARC, vous saisissez la commande d'initialisation, ou, pour les systèmes x86, vous choisissez l'environnement par défaut dans le menu GRUB, ce système de fichiers racine par défaut est initialisé.

Tableau 7–1 Emplacement des informations relatives à l'initialisation

Description 

Informations 

Pour une présentation en détails des fonctions d'initialisation 

Chapitre 8, Introduction to Shutting Down and Booting a System du System Administration Guide: Basic Administration

Pour une présentation plus détaillée des fonctions d'initialisation 

Chapitre 9, Shutting Down and Booting a System (Overview) du System Administration Guide: Basic Administration

x86 : Pour trouver des informations sur la modification du comportement d'initialisation comme la modification du fichier menu.lst et l'emplacement du fichier menu.lst

Modifying Solaris Boot Behavior on x86 Based Systems (Task Map) du System Administration Guide: Basic Administration

Pour les procédures d'initialisation d'un système de fichiers ZFS 

Chapitre 12, Booting a Solaris System (Tasks) du System Administration Guide: Basic Administration

Pour les procédures de gestion d'une archive d'initialisation, comme l'emplacement du fichier menu.lst GRUB et l'utilisation de la commande bootadm

Chapitre 14, Managing the Solaris Boot Archives (Tasks) du System Administration Guide: Basic Administration

x86 : initialisation avec GRUB (généralités)

Chargeur d'initialisation libre, GRUB constitue le chargeur d'initialisation par défaut dans le système d'exploitation Solaris.

Le programme d'initialisation est le premier programme logiciel qui démarre après la mise sous tension d'un système. Après avoir mis sous tension un système x86, le BIOS (Basic Input/Output System) initialise l'unité centrale, la mémoire et le matériel de la plate-forme. Après l'initialisation, le BIOS charge le programme d'initialisation depuis le périphérique d'initialisation configuré, puis transfère le contrôle du système au programme d'initialisation.

GRUB est un programme d'initialisation Open Source doté d'une interface à menu simple contenant des options d'initialisation prédéfinies dans un fichier de configuration. GRUB dispose également d'une interface de ligne de commande accessible depuis l'interface de menu, qui permet d'exécuter diverses commandes d'initialisation. Dans le système d'exploitation Solaris, la mise en oeuvre GRUB est conforme à la spécification Multiboot. Vous trouverez une spécification détaillée sur le site http://www.gnu.org/software/grub/grub.html.

Étant donné que le noyau Solaris est complètement compatible avec la spécification Multiboot, vous pouvez initialiser un système Solaris x86 en utilisant GRUB. GRUB facilite l'initialisation et l'installation de divers systèmes d'exploitation.

L'intuitivité de GRUB au niveau des systèmes de fichiers et des formats exécutables dans le noyau, permet de charger un système d'exploitation sans avoir à enregistrer la position physique du noyau sur le disque. Avec l'initialisation GRUB, le noyau est chargé en définissant son nom de fichier, le lecteur et la partition dans laquelle il se trouve. L'initialisation GRUB remplace l'assistant de configuration de périphériques Solaris et simplifie l'initialisation avec un menu GRUB.

x86 : initialisation avec GRUB (planification)

Cette section décrit de manière générale l'initialisation avec GRUB et le menu GRUB.

Lorsque vous installez le système d'exploitation Solaris , deux entrées de menu GRUB sont installées par défaut sur le système. La première entrée est l'entrée du système d'exploitation Solaris. La seconde entrée est l'archive d'initialisation de secours qui doit être utilisée pour récupérer le système. Les entrées de menu Solaris GRUB sont installées et mises à jour automatiquement lors de l'installation et de la mise à niveau du logiciel Solaris. Ces entrées sont gérées directement par le système d'exploitation et ne doivent pas être modifiées manuellement.

Au cours d'une installation standard du système d'exploitation Solaris, GRUB est installé dans la partition Solaris fdisk sans modifier le BIOS du système. Si le système d'exploitation ne se trouve pas sur le disque d'initialisation BIOS, vous devez effectuer l'une des opérations suivantes :

Il est préférable d'installer le système d'exploitation Solaris sur le disque d'initialisation. Si plusieurs systèmes d'exploitation sont installés sur la machine, vous pouvez ajouter les entrées au fichier menu.lst. Ces entrées s'affichent dans le menu GRUB lors du démarrage suivant du système.

Pour obtenir des informations supplémentaires sur la diversité des systèmes d'exploitation, consultez la section How Multiple Operating Systems Are Supported by GRUB du System Administration Guide: Basic Administration .

x86 : exécution d'une installation avec GRUB depuis le réseau

L'exécution d'une initialisation réseau avec GRUB nécessite un serveur DHCP configuré pour des clients PXE et un serveur d'installation qui fournit un service tftp. Le serveur DHCP doit pouvoir répondre aux classes DHCP, PXEClient et GRUBClient. La réponse DHCP doit contenir les informations suivantes :


Remarque –

rpc.bootparamd, généralement nécessaire sur le serveur pour effectuer une initialisation réseau, n'est pas nécessaire pour une initialisation réseau avec GRUB.


Si aucun serveur PXE ou DHCP n'est disponible, vous pouvez charger GRUB depuis un CD-ROM ou un disque local. Ensuite, vous pouvez configurer manuellement le réseau dans GRUB et télécharger le programme multi-initialisation et l'archive d'initialisation depuis le serveur de fichiers.

Pour plus d'informations, reportez-vous à la section présentation de l’initialisation et de l’installation sur le réseau à l’aide de PXE du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : installations réseau.

Chapitre 8 Mise à niveau lorsque des Solaris Zones sont installées sur un système (planification)

Ce chapitre décrit l'utilisation de la technologie de partitionnement Solaris Zones dans le cadre de la mise à niveau de SE Solaris lorsque des zones non globales sont configurées.

Ce chapitre se compose des sections suivantes :

Zones Solaris (Présentation)

La technologie de partitionnement Solaris Zones est utilisée pour virtualiser les services du système d'exploitation et fournir un environnement isolé et sécurisé pour l'exécution des applications. Une zone non globale représente un environnement virtualisé du système d'exploitation, créé dans une seule instance du SE Solaris. Lorsque vous créez une zone non globale, vous générez un environnement d'exécution d'application dans lequel les processus sont isolés du reste du système. Ce partitionnement empêche les processus en cours d'exécution dans une zone non globale d'analyser ou d'affecter les processus en cours d'exécution dans d'autres zones non globales. Ainsi, même un processus exécuté avec les informations d'identification du superutilisateur ne peut affecter l'activité des autres zones. Une zone non globale fournit également une couche analytique qui sépare les applications des attributs physiques de l'ordinateur sur lequel elles sont déployées. par exemple les chemins d'accès aux périphériques physiques.

Chaque système Solaris comporte une zone globale. La zone globale a deux fonctions principales. La zone globale est à la fois la zone par défaut pour le système et la zone utilisée pour le contrôle administratif au niveau du système. Tous les processus sont exécutés dans la zone globale si aucune autre zone n'est créée par l'administrateur général. C'est la seule zone à partir de laquelle il est possible de configurer, d'installer, de gérer ou de désinstaller une zone non globale. Seule la zone globale peut être initialisée à partir du matériel système. L'administration de l'infrastructure du système, notamment les périphériques physiques et la reconfiguration dynamique n'est réalisable qu'à partir de la zone globale. Les processus, dotés de privilèges adéquats et en cours d'exécution dans la zone globale, ont la possibilité d'accéder à des objets associés aux zones non globales.

Description 

Pour plus d'informations 

Les sections suivantes décrivent la procédure de mise à niveau d'un système contenant des zones non globales. 

Mise à niveau avec les zones non globales

Pour une description complète des procédures de création et de configuration de zones non globales 

Chapitre 16, Introduction aux zones Solaris du Guide d’administration système : Gestion des ressources conteneurs Solaris et des zones Solaris

Mise à niveau avec les zones non globales

Vous pouvez installer et configurer des zones non globales une fois le système d'exploitation Solaris installé. Vous pouvez mettre à niveau un système d'exploitation Solaris comportant des zones non globales. Si des zones non globales personnalisées sont installées, elles sont ignorées pendant la procédure de mise à niveau. Les programmes d'installation permettant la gestion des systèmes comportant des zones non globales sont récapitulés ci-après.

Tableau 8–1 Choix d'un programme d'installation pour mettre à niveau un système comportant des zones non globales

Programme de mise à niveau 

Description 

Pour plus d'informations 

Solaris Live Upgrade 

Vous pouvez procéder à une mise à niveau ou appliquer un patch à un système comportant des zones non globales. Si vous utilisez un système comportant des zones non globales, Solaris Live Upgrade est le programme recommandé pour la mise à niveau ou l'ajout de patchs. La durée de mise à niveau risque d'être beaucoup plus longue avec d'autres programmes de mise à niveau, car celle-ci augmente de façon linéaire en fonction du nombre de zones non globales installées. Si vous appliquez un patch au système à l'aide de Solaris Live Upgrade, il est inutile de mettre le système en mode mono-utilisateur. Solaris Live Upgrade permet également d'optimiser la disponibilité du système pendant l'opération. À partir de la version Solaris 10 8/07, les modifications permettant la gestion de systèmes comportant des zones non globales sont les suivantes :

  • Vous devez installer le nouveau package SUNWlucfg avec les autres packages Solaris Live Upgrade, SUNWlur et SUNWluu.

  • La création d'un environnement d'initialisation à partir de l'environnement en cours d'exécution est essentiellement la même que dans les versions précédentes à une exception près. Vous pouvez spécifier une tranche de destination pour un système de fichiers non partagé au sein d'une zone non globale. Cette opération est possible uniquement dans les conditions suivantes :

    • si la commande zonecfg add fs appliquée à l'environnement d'initialisation actuel a entraîné la création d'un système de fichiers distinct pour une zone non globale ;

    • si ce système de fichiers distinct réside sur un système de fichiers partagé, tel que /zone/root/export.

    Pour éviter de partager ce système de fichiers distinct dans le nouvel environnement d'initialisation, la commande lucreate désigne à présent une tranche de destination pour un système de fichiers distinct dans une zone non globale. L'argument de l'option -m dispose d'un nouveau champ facultatif, nom de zone. Ce nouveau champ place le système de fichiers distinct de la zone non globale sur une tranche à part dans le nouvel environnement d'initialisation. Pour plus d'informations sur la configuration d'une zone non globale avec un système de fichiers distinct, voir zonecfg(1M).

Solaris Live Upgrade (suite) 


Remarque –

Par défaut, tout système de fichiers autre que les systèmes de fichiers critiques (root (/), /usr et /opt) est partagé entre l'environnement d'initialisation actuel et le nouvel environnement d'initialisation. Lorsque vous mettez à jour des fichiers partagés dans l'environnement d'initialisation actif, vous mettez automatiquement à jour les données de l'environnement d'initialisation inactif. Le système de fichiers /export est un exemple de système de fichiers partagé. Si vous utilisez l'option -m et l'option zonename, le système de fichiers partagé de la zone non globale est copié sur une tranche à part et les données ne sont pas partagées. Cette option empêche le partage des systèmes de fichiers de la zone non globale (créés à l'aide de la commande zonecfg add fs) entre les environnements d'initialisation.


À partir de la version Solaris 10/8/07, les modifications supplémentaires permettant la gestion des systèmes comportant des zones non globales sont les suivantes :

  • La comparaison des environnements d'initialisation a été améliorée. La commande lucompare permet désormais de comparer les environnements d'initialisation en tenant compte du contenu des zones non globales.

  • La commande lumount permet aux zones non globales d'accéder aux systèmes de fichiers correspondants définis sur les environnements d'initialisation inactifs. Lorsque l'administrateur de la zone globale monte un environnement d'initialisation inactif à l'aide de la commande lumount, cet environnement s'applique également aux zones non globales.

  • L'inventaire des systèmes de fichiers à l'aide de la commande lufslist permet d'obtenir la liste des systèmes de fichiers correspondant à la zone globale et aux zones non globales.

 

Interface graphique interactive du programme d'installation de Solaris 

Il est possible d'effectuer une mise à niveau ou d'appliquer un patch au système lorsque des zones non globales sont installées. L'opération peut prendre un certain temps en fonction du nombre de zones non globales installées. 

Pour plus d'informations sur l'installation à l'aide de ce programme, reportez-vous au Chapitre 2, Installation à l’aide du programme d’installation de Solaris - Tâches du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : installations de base.

Installation JumpStart automatisée 

Il est possible d'effectuer une mise à niveau ou d'appliquer un patch en utilisant les mots-clés appropriés. L'opération peut prendre un certain temps en fonction du nombre de zones non globales installées. 

Pour plus d'informations sur l'installation à l'aide de ce programme, reportez-vous au Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : installations JumpStart personnalisées et avancées.

Les restrictions s'appliquant lors de la mise à niveau avec des zones non globales sont répertoriées dans le tableau suivant.

Tableau 8–2 Restrictions lors de la mise à niveau avec des zones non globales

Programme ou condition 

Description 

Pour plus d'informations 

Tenez compte de ces problèmes lors de l'utilisation de Solaris Live Upgrade sur un système comportant des zones installées. Il est essentiel d'éviter les transitions d'état de zone lors des opérations lucreate et lumount.

  • Lorsque vous utilisez la commande lucreate pour créer un environnement d'initialisation inactif, toute zone non globale qui n'est pas en cours d'exécution ne peut s'initialiser qu'à la fin de l'opération lucreate.

  • Lorsque vous utilisez la commande lucreate pour créer un environnement d'initialisation inactif, toute zone non globable en cours d'exécution ne doit être arrêtée ou réinitialisée qu'à la fin de l'opération lucreate.

  • Lorsqu'un environnement d'initialisation inactif est monté à l'aide de la commande lumount, il est impossible d'initialiser ou de réinitialiser les zones non globables. Cependant, les zones en cours d'exécution avant l'opération lumount peuvent continuer de s'exécuter.

  • Dans la mesure où une zone non globale peut être contrôlée aussi bien par un administrateur de zone non globale que par l'administrateur de la zone globale, il est conseillé d'arrêter toutes les zones pendant les opérations lucreate ou lumount afin d'éviter toute interaction.

Des problèmes peuvent survenir lorsque l'administrateur de la zone globale n'avertit pas l'administrateur d'une zone non globale d'une mise à niveau à l'aide de Solaris Live Upgrade. 

L'intervention des administrateurs de zones non globales est cruciale lorsque les opérations Solaris Live Upgrade sont en cours. La mise à niveau a une incidence sur le travail des administrateurs, car ils assurent le suivi des changements qui surviennent suite à cette opération. Les administrateurs de zone doivent s'assurer que les packages locaux sont stables durant la totalité de la séquence, gérer toutes les tâches postérieures à la mise à niveau comme les réglages de fichiers de configuration, et, en règle générale, assurer la planification en fonction des interruptions du système.  

Par exemple, si un administrateur de zone non globale ajoute un package alors que l'administrateur de la zone globale copie les systèmes de fichiers à l'aide de la commande lucreate, le package n'est pas copié avec les systèmes de fichiers et l'administrateur de zone non globale n'est pas au courant du problème.

 

Les archives Solaris Flash ne peuvent pas être utilisées avec des zones non globales.  

Vous ne pouvez pas créer correctement une archive Solaris Flash lorsqu'une zone non globale est installée. La fonction Solaris Flash n'est pas compatible avec la technologie de partitionnement Solaris Zones. Si vous créez une archive Solaris Flash, l'archive résultante n'est pas installée correctement lorsqu'elle est déployée dans les conditions suivantes :

  • L'archive est créée dans une zone non globale.

  • L'archive est créée dans une zone globale comportant des zones non globales.

Pour plus d'informations sur l'utilisation des archives Solaris Flash, reportez-vous au Guide d’installation de Solaris 5 10/09 : Archives Solaris Flash - Création et installation.

Dans certains cas, vous ne devez pas utiliser de commande associée à l'option -R ou une option similaire.

Toute commande acceptant un système de fichiers racine alternatif (/) en utilisant l'option -R ou une option équivalente ne doit pas être utilisée si les affirmations suivantes sont vraies :

  • La commande est exécutée dans la zone globale.

  • Le système de fichiers racine alternatif (/) fait référence à n'importe quel chemin dans une zone non globale.

Il peut s'agir, par exemple, de l'option -R chemin_racine de l'utilitaire pkgadd exécuté depuis la zone globale avec un chemin d'accès au système de fichiers racine (/) dans une zone non globale.

Pour consulter la liste des utilitaires acceptant un système de fichiers racine alternatif (/) et obtenir des informations complémentaires concernant les zones, reportez-vous à la section Restriction d’accès à une zone non globale à partir de la zone globale du Guide d’administration système : Gestion des ressources conteneurs Solaris et des zones Solaris.

Sauvegarde de votre système avant l'exécution d'une mise à niveau avec zones

Vous devez sauvegarder les zones globales et non globales sur votre système Solaris avant de procéder à la mise à niveau. Pour plus d'informations sur la sauvegarde d'un système comportant des zones, reportez-vous au Chapitre 26, Administration de zones Solaris (présentation) du Guide d’administration système : Gestion des ressources conteneurs Solaris et des zones Solaris.

Espace disque requis par les zones non globales

Lorsque vous installez la zone globale, prévoyez un espace suffisant pour toutes les zones susceptibles d'être créées. Chaque zone non globale a des besoins en mémoire qui lui sont propres.

La quantité de mémoire requise par une zone n'est pas limitée. L'administrateur système est chargé de restreindre l'espace. Même un système à processeur unique peut supporter plusieurs zones s'exécutant simultanément. La nature des packages installés dans la zone globale a une incidence sur l'espace disque nécessaire aux zones non globales créées. Le nombre de packages et l'espace disque requis sont des facteurs.

Pour une description complète des conditions requises et des recommandations relatives à la planification, reportez-vous au Chapitre 18, Planification et configuration de zones non globales (tâches) du Guide d’administration système : Gestion des ressources conteneurs Solaris et des zones Solaris.

Chapitre 9 Création de volumes RAID-1 (miroirs) au cours de l'installation - Présentation

Ce chapitre présente les avantages de la création de volumes RAID-1 (miroirs) pour le système de fichiers racine (/). Il décrit également les composants Solaris Volume Manager requis pour créer des systèmes de fichiers mis en miroirs. Ce chapitre comprend les rubriques suivantes :

Pour de plus amples informations sur Solaris Live Upgrade ou JumpStart, reportez-vous aux références suivantes :

Pourquoi utiliser les volumes RAID-1 ?

Lors de l'installation ou de la mise à niveau, vous pouvez créer des volumes RAID-1 pour la duplication de vos données système sur plusieurs disques physiques. Ainsi, vos données sont protégées en cas d'altération ou de panne d'un disque.

Les méthodes d'installation Solaris JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade utilisent la technologie Solaris Volume Manager pour créer des volumes RAID-1 qui mettent en miroir un système de fichiers. Solaris Volume Manager constitue un outil performant et fiable pour la gestion de vos disques et données à l'aide de volumes. Il permet d'effectuer des concaténations, des entrelacements et autres configurations complexes. Les méthodes d'installation JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade prennent en charge un sous-ensemble de ces fonctions, comme la création d'un volume RAID-1 pour le système de fichiers racine (/). Si vous créez des volumes RAID-1 lors de l'installation ou de la mise à niveau, il n'est pas nécessaire de le faire après l'installation.

Comment les volumes RAID-1 fonctionnent-ils ?

Solaris Volume Manager gère les disques physiques et les données associées à l'aide de disques virtuels. Dans Solaris Volume Manager, un disque virtuel est appelé volume. Un volume est le nom d'un groupe de tranches physiques identifié par le système comme un périphérique logique unique. Dans la terminologie UNIX® standard, les volumes sont en fait des pseudo-périphériques ou périphériques virtuels.

Un volume fonctionne de la même façon qu'un disque physique du point de vue d'une application ou d'un système de fichiers (tel qu'UFS). Solaris Volume Manager convertit les demandes d'E/S dirigées vers un volume en demandes d'E/S aux disques membres sous-jacents. Les volumes Solaris Volume Manager sont créés à partir des tranches (partitions de disques) ou à partir d'autres volumes Solaris Volume Manager.

Les volumes permettent d'accroître les performances du système et la disponibilité des données. Dans certains cas, les volumes peuvent aussi améliorer les performances en matière d'E/S. Du point de vue du fonctionnement, les volumes se comportent comme des tranches. Les volumes ayant le même aspect que les tranches, ils sont transparents pour les utilisateurs finaux, les applications et les systèmes de fichiers. Comme pour les périphériques physiques, vous pouvez utiliser le logiciel Solaris Volume Manager pour accéder aux volumes à travers des noms de périphériques bruts ou de blocs. Le nom de volume varie suivant que le bloc ou périphérique brut est utilisé ou non. Les méthodes d'installation JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade prennent en charge l'utilisation de périphériques en mode bloc pour la création de systèmes de fichiers miroirs. Pour plus d'informations sur les noms de volumes, reportez-vous à la section Contraintes et directives liées à l'attribution de noms aux volumes RAID dans le cadre des méthodes JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade .

Lorsque vous créez des volumes RAID-1 à partir de volumes RAID-0 (concaténations à une seule tranche), Solaris Volume Manager duplique les données sur les sous-miroirs RAID-0 et considère les sous-miroirs comme constituant un volume unique.

La Figure 9–1 représente un miroir qui duplique le système de fichiers racine (/) sur deux disques physiques.

Figure 9–1 Création de volumes RAID-1 dans le système de fichiers racine (/) de deux disques

 Le contexte illustre la figure.

La Figure 9–1 représente un système ayant la configuration suivante.

Présentation des composants de Solaris Volume Manager

Les méthodes d'installation JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade permettent de créer les composants suivants, nécessaires à la réplication de données :

Cette rubrique décrit brièvement chacun de ces composants. Pour des informations plus détaillées, reportez-vous au Solaris Volume Manager Administration Guide.

Base de données d'état et répliques de bases de données d'état

La base de données d'état est une base de données contenant les informations relatives à un disque physique. Elle enregistre et suit les modifications apportées à votre configuration. Solaris Volume Manager met automatiquement à jour la base de données d'état en cas de modification de configuration ou d'état. La création d'un nouveau volume est un exemple de modification de configuration. La panne d'un sous-miroir est un exemple de modification d'état.

La base de données d'état est constituée d'un ensemble de copies de bases de données répliquées. Chaque copie, appelée réplique de base de données d'état, assure que les données de la base de données sont toujours correctes. En conservant des copies de la base de données d'état, vous vous protégez des pertes de données occasionnées par des points de panne uniques. La base de données d'état suit l'emplacement et le statut de toutes les répliques de bases de données d'état connues.

Pour fonctionner, Solaris Volume Manager requiert la création de la base de données d'état et de ses répliques. Toute configuration Solaris Volume Manager doit posséder une base de données d'état en fonctionnement.

Les répliques de bases de données d'état garantissent la validité des données de la base de données. Lorsque la base de données d'état est mise à jour, chaque réplique de base de données d'état est également mise à jour. Les mises à jour ont lieu l'une après l'autre afin d'empêcher l'altération de toutes les mises à jour en cas de panne du système.

Si le système perd une réplique de base de données d'état, Solaris Volume Manager doit identifier les répliques de base de données d'état qui contiennent encore des données valides. Solaris Volume Manager détermine cette information à l'aide de l'algorithme de consensus majoritaire. Avant de considérer les bases de données comme correctes, l'algorithme requiert qu'une majorité (la moitié + 1) de répliques de bases de données soient disponibles et en accord. Du fait de cet algorithme de consensus majoritaire, vous devez créer au moins trois répliques de bases de données d'état au moment de la configuration de votre disque. Un consensus peut être atteint si au moins deux des trois répliques de bases de données d'état sont disponibles.

Chaque réplique de base de données d'état occupe 4 Mo (8192 secteurs de disque) de la capacité de stockage du disque par défaut. Les répliques peuvent être stockées sur les périphériques suivants :

Les répliques ne peuvent pas être stockées dans la tranche racine (/), swap ou /usr, ni dans les tranches qui contiennent des fichiers ou des données existants. Après le stockage des répliques, les volumes ou systèmes de fichiers peuvent être placés sur la même tranche.

Vous pouvez conserver plus d'une copie de base de données d'état sur une tranche. Toutefois, en plaçant les répliques de base de données sur une seule tranche, vous risquez de rendre le système plus sensible aux points de panne uniques.

Description 

Pour plus d'informations 

Lors d'une installation JumpStart personnalisée ou de l'utilisation de Solaris Live Upgrade pour l'installation des volumes RAID-1, relisez ces directives et ces exigences. 

Instructions et conditions relatives aux répliques de bases de données d'état

Obtention d'informations plus détaillées sur la base de données d'état et les répliques de bases de données d'état. 

Solaris Volume Manager Administration Guide

Volumes RAID-1 (miroirs)

Un volume RAID-1, ou miroir, est un volume qui contient des copies identiques des données des volumes RAID-0 (concaténations à une seule tranche). Après la configuration d'un volume RAID-1, le volume peut être utilisé comme s'il s'agissait d'une tranche physique. Vous pouvez dupliquer n'importe quel système de fichiers, y compris ceux qui existent déjà. Vous pouvez également utiliser un volume RAID-1 pour n'importe quelle application, comme par exemple une base de données.

La mise en miroir de systèmes de fichiers à l'aide de volumes RAID-1 présente les avantages et les inconvénients suivants :

Description 

Pour plus d'informations 

Planification de volumes RAID-1 

Conditions et instructions relatives aux volumes RAID-1 et RAID-0

Informations détaillées sur les volumes RAID-1 

Solaris Volume Manager Administration Guide

Volumes RAID-0 (concaténations)

Un volume RAID-0 est une concaténation à une seule tranche. La concaténation est un volume dont les données sont organisées en série et de manière adjacente entre les composants, formant une seule unité de stockage logique. Les méthodes d'installation JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade ne permettent pas de créer des bandes ou autres volumes Solaris Volume Manager complexes.

Lors de l'installation ou de la mise à niveau, vous pouvez créer des volumes RAID-1 (miroirs) et attacher des volumes RAID-0 à ces miroirs. Les volumes RAID-0 mis en miroir sont appelés sous-miroirs. Un miroir est composé d'un ou plusieurs volumes RAID-0. Après l'installation, vous pouvez gérer les données sur différents volumes de sous-miroir RAID-0 en administrant le volume du miroir RAID-1 via le logiciel Solaris Volume Manager.

La méthode d'installation JumpStart personnalisée permet de créer un miroir comportant jusqu'à deux sous-miroirs. Solaris Live Upgrade permet de créer un miroir comportant jusqu'à trois sous-miroirs. En pratique, un miroir à deux voies est généralement suffisant. Un troisième sous-miroir permet de faire des sauvegardes en ligne sans perdre la redondance des données alors qu'un sous-miroir est déconnecté pour la sauvegarde.

Description 

Pour plus d'informations 

Planification de volumes RAID–0 

Conditions et instructions relatives aux volumes RAID-1 et RAID-0

Informations détaillées sur les volumes RAID-0 

Solaris Volume Manager Administration Guide

Exemple d'organisation des disques d'un volume RAID-1

La figure suivante affiche un volume RAID-1 qui duplique un système de fichiers racine (/) sur deux disques physiques. Les répliques de bases de données d'état (metadbs) sont placées sur les deux disques.

Figure 9–2 Organisation des disques d'un volume RAID-1

Le contexte illustre la figure.

La Figure 9–2 représente un système ayant la configuration suivante.

Description 

Pour plus d'informations 

Exemple de profil JumpStart 

Section Exemples de profils du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : installations JumpStart personnalisées et avancées

Procédures détaillées de Solaris Live Upgrade 

Section Création d’un environnement d’initialisation avec des volumes RAID-1 (miroirs) du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : Solaris Live Upgrade et planification de la mise à niveau

Chapitre 10 Création de volumes RAID-1 (miroirs) au cours de l'installation - Planification

Ce chapitre contient les directives de création de volumes RAID-1 à l'aide des méthodes d'installation JumpStart personnalisée ou Solaris Live Upgrade, ainsi que les configurations requises.

Ce chapitre comprend les rubriques suivantes :

Pour de plus amples informations sur Solaris Live Upgrade ou JumpStart, reportez-vous aux références suivantes :

Configuration minimale requise

Pour créer des volumes RAID-1 afin de dupliquer des données sur des tranches spécifiques, les disques à utiliser doivent être directement reliés au système et disponibles lors de l'installation.

Instructions et conditions relatives aux répliques de bases de données d'état

Afin d'éviter les points de panne uniques, vous devez répartir les répliques de bases de données d'état sur plusieurs tranches, lecteurs et contrôleurs. Vous souhaitez qu'une majorité de répliques survivent à la panne d'un seul composant. Vous pouvez perdre une réplique (par exemple, lorsqu'un périphérique échoue) ; la panne risque d'engendrer des problèmes au moment de l'exécution du logiciel Solaris Volume Manager ou lors de la réinitialisation du système. Pour fonctionner, le logiciel Solaris Volume Manager requiert la disponibilité d'au moins la moitié des répliques, mais une majorité (la moitié plus une) pour être réinitialisé en mode multiutilisateur.

Pour de plus amples informations sur la création et l'administration des répliques de bases de données d'état, reportez-vous au Solaris Volume Manager Administration Guide .

Sélection de tranches pour les répliques de bases de données d'état

Avant de sélectionner les tranches des répliques de bases de données d'état, lisez attentivement les directives et recommandations suivantes :

Tâche 

Description 

Choisir une tranche dédiée 

Il est conseillé de créer les répliques de base de données d'état sur une tranche dédiée d'au moins 4 Mo par réplique. Si nécessaire vous pouvez en créer sur une tranche destinée à faire partie d'un volume RAID-0 ou RAID-1. Les répliques doivent être créées avant d'ajouter la tranche au volume. 

Redimensionner une tranche 

Par défaut, la taille d'une réplique de base de données d'état est de 4 Mo ou de 8192 blocs de disques. Vos tranches de disques n'étant pas forcément aussi petites, vous pouvez les redimensionner en conséquence. Pour plus d'informations sur le redimensionnement d’une tranche, reportez-vous au Chapitre 11, Administering Disks (Tasks) du System Administration Guide: Devices and File Systems.

Choisir une tranche non utilisée 

Vous pouvez créer des répliques de base de données d'état dans les tranches non utilisées. La partie de la tranche réservée à la réplique ne doit être utilisée à aucune autre fin.

 

Vous ne pouvez pas créer des répliques dans les systèmes de fichiers existants, ni dans les systèmes de fichiers racine (/), /usr et swap. Vous pouvez si nécessaire créer une nouvelle tranche (dans la mesure où un nom de tranche est disponible) en allouant de l'espace à partir de swap ; placez ensuite les répliques de bases de données d'état sur cette tranche.

Choisir une tranche qui devient un volume 

Lorsqu'une réplique de base de données d'état est placée sur une tranche faisant partie d'un volume, la capacité du volume est réduite par l'espace occupé par la ou les réplique(s). La taille de l'espace est arrondie à la limite du cylindre suivant et le volume ignore cet espace.  

Choix du nombre de répliques de bases de données d'état

Avant de choisir le nombre de répliques de base de données d'état, lisez attentivement les directives suivantes :

Répartition des répliques de bases de données d'état entre les contrôleurs

Si plusieurs contrôleurs sont définis, distribuez les répliques aussi uniformément que possible sur tous les contrôleurs. Cette stratégie permet de fournir de la redondance en cas d'échec d'un contrôleur et d'équilibrer la charge. Si le contrôleur a plusieurs disques, au moins deux de ces disques doivent contenir une réplique.

Conditions et instructions relatives aux volumes RAID-1 et RAID-0

Lorsque vous utilisez les volumes RAID-1 (miroirs) et les volumes RAID-0 (concaténations à une seule tranche), tenez compte des points suivants.

Directives relatives à la méthode JumpStart personnalisée et à Solaris Live Upgrade

Les méthodes d'installation JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade prennent en charge un sous-ensemble des fonctions intégrées au logiciel Solaris Volume Manager. Si vous créez des systèmes de fichiers miroirs à l'aide de ces programmes d'installation, lisez attentivement les directives présentées ci-dessous.

Programme d'installation 

Fonction prise en charge  

Fonction non prise en charge 

Méthode JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade 

  • Prend en charge les volumes RAID-0 et RAID-1, mais pas les autres composants Solaris Volume Manager, tels que les volumes RAID-5.

  • Le volume RAID-0 est pris en charge uniquement en tant que concaténation à une seule tranche.

Un volume RAID-1 peut faire référence à des bandes de disques ou à des concaténations de disques dans Solaris Volume manager. Vous ne pouvez pas créer de volumes de bandes RAID-0 au cours d'une installation ou d'une mise à niveau. 

Installation JumpStart personnalisée 

  • Permet de créer des volumes RAID-1 uniquement au cours de l'installation initiale.

  • Vous pouvez créer deux volumes RAID-0 (sous-miroirs) pour chaque volume RAID-1. Deux sous-miroirs fournissent en général une redondance des données suffisante pour la plupart des applications et les coûts en matière de lecteur de disque sont moins élevés.

  • Ne permet pas d'effectuer une mise à niveau lorsque des volumes RAID-1 sont configurés.

  • Prise en charge de deux volumes RAID-0 au maximum

Solaris Live Upgrade 

  • Vous pouvez créer trois volumes RAID-0 (sous-miroirs) pour chaque volume RAID-1. Trois sous-miroirs permettent de déconnecter un sous-miroir pour effectuer une sauvegarde tandis que les deux autres assurent la redondance des données.

  • Permet de créer des volumes RAID-1 au cours d'une mise à niveau.

Des exemples sont proposés à la section Création d’un environnement d’initialisation avec des volumes RAID-1 (miroirs) du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : Solaris Live Upgrade et planification de la mise à niveau.

Prise en charge de trois volumes RAID-0 au maximum. 

Création et installation de Solaris Flash avec des volumes RAID-1 

Vous pouvez créer une archive Solaris Flash créée à partir d'un système maître doté de volumes RAID-1 Solaris Volume Manager configurés. Le logiciel de création Solaris Flash supprime toutes les informations de volume RAID-1 de l'archive afin de préserver l'intégrité du système clone. Avec JumpStart personnalisé, vous pouvez reconstruire les volumes RAID-1 en utilisant un profil JumpStart. Solaris Live Upgrade vous permet de créer un environnement de démarrage avec des volumes RAID-1 configurés et d'installer l'archive. Le programme d'installation de Solaris ne peut être utilisé pour installer les volumes RAID-1 avec une archive Solaris Flash. 

Pour obtenir des exemples de volumes RAID-1 dans les profils JumpStart, reportez-vous à la section Exemples de profils du Guide d’installation de Solaris 10 5/09 : installations JumpStart personnalisées et avancées.

Veritas VxVM stocke les informations de configuration dans des zones qui ne sont pas accessibles à Solaris Flash. Si des systèmes de fichiers Veritas VxVm ont été configurés, vous ne devez pas créer d'archive Solaris Flash. Par ailleurs, l'installation de Solaris comprenant JumpStart et Solaris Live Upgrade ne prend pas en charge la reconstruction des volumes VxVM au stade de l'installation. Par conséquent, si vous prévoyez de déployer le logiciel Veritas VxVM à l'aide d'une archive Solaris Flash, cette archive doit être créée avant la configuration des systèmes de fichiers VxVM. Les systèmes clone doivent être configurés individuellement après application de l'archive et redémarrage du système. 

Contraintes et directives liées à l'attribution de noms aux volumes RAID dans le cadre des méthodes JumpStart personnalisée et Solaris Live Upgrade

Respectez les règles suivantes lorsque vous définissez les noms des volumes.

Conventions d'attribution de noms aux volumes RAID avec Solaris Live Upgrade

Lorsque vous créez des volumes RAID-1(miroirs) et RAID-0 (sous-miroirs) avec Solaris Live Upgrade, vous pouvez activer la détection et l'assignation de noms de volumes par le logiciel ou attribuer ces noms vous-même. Si vous activez la détection des noms par le logiciel, celui-ci attribuera le premier nom de miroir ou sous-miroir disponible. Si vous les assignez aux miroirs, choisissez des noms se terminant par zéro de façon à ce que l'installation puisse utiliser les noms finissant par 1 et 2 pour les sous-miroirs. Si vous assignez des noms de sous-miroir, assignez des noms se terminant par 1 ou 2. Si les numéros sont mal assignés, le miroir risque de ne pas être créé. Par exemple, si vous spécifiez un nom de miroir se terminant par 1 ou 2 (d1 ou d2), Solaris Live Upgrade ne peut pas créer le miroir si le nom est identique à celui de l'un des sous-miroirs.


Remarque –

Dans les versions précédentes, il était possible de saisir un nom de volume abrégé. À partir de la version Solaris 10 10/08, vous ne pouvez entrer que le nom de volume complet. Par exemple, seul le nom de volume complet, de type /dev/md/dsk/d10, peut être utilisé pour spécifier un miroir.



Exemple 10–1 Solaris Live Upgrade : activation de la détection et de l'attribution de nom par le logiciel pour le miroir et le sous-miroir

Dans cet exemple, Solaris Live Upgrade assigne les noms de volume. Les volumes RAID-1 d0 et d1 sont les seuls volumes utilisés. Pour le miroir d10, Solaris Live Upgrade sélectionne d2 pour le sous-miroir du périphérique c0t0d0s0 et d3 pour le sous-miroir du périphérique c1t0d0s0.


lucreate -n newbe -m /:/dev/md/dsk/d10:mirror,ufs -m /:/dev/dsk/c0t0d0s0:attach
-m /:/dev/dsk/c1t0d0s0:attach


Exemple 10–2 Solaris Live Upgrade : assignation de noms de miroir et de sous-miroir

Dans cet exemple les noms de volumes sont assignés dans la commande. Pour le miroir d10, d11 est le nom du sous-miroir du périphérique c0t0d0s0 et d12 celui du sous-miroir du périphérique c1t0d0s0.


lucreate -n newbe -m /:/dev/md/dsk/d10:mirror,ufs -m /:/dev/dsk/c0t0d0s0,/dev/md/dsk/d11:attach
-m /:/dev/dsk/c1t0d0s0,/dev/md/dsk/d12:attach

Pour de plus amples informations sur les conventions d'attribution de noms de Solaris Volume Manager, reportez-vous au Solaris Volume Manager Administration Guide .


Conventions d'attribution de noms aux volumes RAID lors de l'installation JumpStart personnalisée

Lorsque vous créez des volumes RAID-1 (miroirs) et RAID-0 (sous-miroirs) avec la méthode d'installation JumpStart personnalisée, vous pouvez activer la détection et l'assignation de nom par le logiciel ou attribuer vous-même ces noms dans le profil.


Remarque –

Vous pouvez abréger les noms des tranches de disques physiques et des volumes Solaris Volume Manager. L'abréviation est le nom le plus court permettant d'identifier un périphérique de manière unique. Regardez les exemples qui suivent.



Exemple 10–3 Activation de la détection des noms de miroir et de sous-miroir par le logiciel

Dans l'exemple de profil suivant, on assigne au miroir les premiers numéros de volume disponibles. S le miroir suivant se terminant par zéro est d10, les noms d11 et d12 sont affectés aux sous-miroirs.

filesys                 mirror c0t0d0s1  / 


Exemple 10–4 Attribution de noms de miroir et de sous-miroir

Dans l'exemple de profil ci-dessous, le numéro de miroir assigné dans le profil est d30. Les noms de sous-miroir sont attribués par le logiciel, en fonction du numéro de miroir et des premiers sous-miroirs disponibles. Les noms attribués aux sous-miroirs sont d31 et d32.

filesys                 mirror:d30 c0t1d0s0 c0t0d0s0  /

Pour de plus amples informations sur les conventions d'attribution de noms de Solaris Volume Manager, reportez-vous au Solaris Volume Manager Administration Guide .

Instructions de sélection des disques et des contrôleurs

Au moment du choix des disques et contrôleurs à utiliser pour mettre en miroir un système de fichiers, tenez compte des directives présentées ci-dessous :

Directives pour la sélection des tranches

Au moment du choix des tranches à utiliser pour mettre en miroir un système de fichiers, tenez compte des directives présentées ci-dessous.

Initialisation en mode monoutilisateur et maintenance du miroir

Si un système avec des miroirs pour les systèmes de fichiers racine (/), /usr et swap est initialisé en mode monoutilisateur, le système indique que ces miroirs requièrent une action de maintenance. Lorsque vous affichez ces miroirs à l'aide de la commande metastat, ces derniers, et probablement tous les miroirs du système, apparaissent à l'état « maintenance requise ».

Même si cette situation peut sembler présenter un danger potentiel, ne vous en inquiétez pas. La commande metasync -r, exécutée normalement à l'initialisation pour synchroniser les miroirs, est interrompue lorsque le système est initialisé en mode monoutilisateur. Après réinitialisation du système, la commande metasync -r s'exécute et resynchronise tous les miroirs.

Si cette interruption pose un problème, exécutez metasync -r manuellement.

Pour de plus amples informations sur metasync, reportez-vous à la page de manuel metasync(1M) et au Solaris Volume Manager Administration Guide .